27.10.2014

La période d’essai

La période d’essai est la période qui précède votre embauche définitive au poste pour lequel vous venez d’être recruté.

Elle intervient au tout début du contrat de travail et permet à l’employeur d’évaluer vos compétences sur ce poste. C’est aussi l’occasion pour vous de vérifier que ce poste vous convient.

1. Une clause spécifique du contrat de travail

La période d’essai doit être prévue dans une clause du contrat de travail. En l’absence de clause, la période d’essai n’existe pas et vous êtes, dès votre embauche, engagé définitivement. La période d’essai n’est pas une période de stage : vous devez être rémunéré conformément au salaire prévu dans le contrat de travail.

Bien que non obligatoire, sachez que la majorité des contrats conclus contiennent une telle clause.

 

2. Une durée définie en fonction du contrat

La durée de la période d’essai varie selon le type de contrat et de votre convention collective. Elle se décompte en principe en jours calendaires, c’est-à-dire de date à date.

Pour les contrats à durée déterminée (CDD), elle est égale à un jour par semaine travaillée dans la limite de :

  • 2 semaines pour les CDD de moins de 6 mois
  • d’un mois pour les CDD de plus de 6 mois.

Pour les contrats à durée indéterminée (CDI), la durée maximale de la période d’essai est de :

  • 2 mois pour les ouvriers et les employés,
  • 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens,
  • 4 mois pour les cadres.

Votre convention collective peut, sous certaines conditions, prévoir des durées différentes.

La période d’essai peut être renouvelée si votre convention prévoit cette possibilité, et si cette faculté a été inscrite dans votre contrat de travail. Dans ce cas, renouvellement compris, elle ne peut excéder :

  • 4 mois pour les ouvriers et employés,
  • 6 mois pour les agents de maîtrise
  • 8 mois pour les cadres.

Pour ce qui est des salariés intérimaires, la durée de la période d’essai dépend de la durée du contrat conclu. Elle varie de 2 jours pour les contrats de moins d’un mois à 5 jours pour les contrats dépassant 2 mois.

 

3. Une rupture simplifiée de la période d’essai

Pendant la période d’essai, la rupture du contrat de travail est possible à tout moment et n’a pas à être motivée. Il n’y a pas de procédure particulière à respecter sauf précision contraire dans le contrat ou dans la convention collective.

Les parties doivent simplement respecter un délai de prévenance.

Si vous êtes à l’origine de la rupture, vous devez prévenir votre employeur :

  • 48 heures avant votre départ si vous êtes présent depuis plus de 8 jours dans l’entreprise,
  • 24 heures avant, si vous êtes présent depuis moins de 8 jours.

L’employeur qui rompt la période d’essai doit vous prévenir :

  • 24 heures à l’avance si vous travaillez depuis moins de 8 jours,
  • 48 heures à l’avance si vous travaillez depuis 8 jours et moins d’un mois,
  • 2 semaines à l’avance si vous travaillez depuis plus d’un mois,
  • 1 mois à l’avance si vous travaillez depuis plus de 3 mois

Si aucune des parties ne met fin à la période d’essai, le contrat se poursuit.

Pour en savoir plus : « Connaître la durée et le décompte de votre période d'essai », Juritravail

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